Longues rênes avec Déborah… au W !!

deborahsokicMarine scrute les informations jusqu’à diffuser certaines des plus agréables. En voici une fraîchement récoltée.

Les DNA parlent des longues rênes avec Déborah Sokic.

N’oubliez pas de vous inscrire pour le stage LRE (Longues Rênes Elémentaires), LRT (Longues Rênes Techniques) et Dressage.

Voici l’article repris des DNA. En résumé : On dit vivement 2016

« Deborah Sokic a le sourire, en ce doux mois de novembre. Et pas seulement parce que la météo est clémente, voire idéale, pour pratiquer les sports équestres.

Non, si l’experte fédérale âgée de 42 ans –et désormais installée au Waldhof – est radieuse, c’est parce les longues rênes, ne cessent de grandir. Et notamment en Alsace, qui est depuis 2012 une région pilote dans cette discipline où le cavalier est à pied pour diriger son cheval.

Pourtant, tout a commencé de manière très confidentielle, comme le rappelle Deborah Sokic, native de Forbach et Alsacienne d’adoption. «Quand j’ai débuté les formations Longues rênes pour les enseignants, on était trois ou quatre, j’avais du mal à motiver du monde », raconte cette passionnée.

Mais cette période où les instructeurs la regardaient avec des gros yeux est révolue. Désormais, les stages, destinés principalement aux enseignants et aux professionnels, font systématiquement le plein.

«On doit parfois refuser du monde», s’étonne même l’experte fédérale, qui a souvent « du mal à travailler Dana », sa jeune jument, faute de temps.

Et quand on lui demande quelle est la raison de ce succès, la réponse fuse.

«En une ou deux séances, on peut obtenir des résultats probants, souligne Deborah Sokic. Être à pied change la relation avec le cheval, on a une vraie conversation, on est plus en harmonie ».

Pour le dire simplement : le cheval apprend plus rapidement de nouvelles choses quand le cavalier est à pied plutôt que sur son dos.

Un championnat régional dès 2016 ?

Les amateurs de Dressage sont d’ailleurs les premiers à se servir des longues rênes pour progresser dans leur discipline. Ce travail à pied commence toutefois aussi à intéresser les cavaliers de CSO ou de Concours complet.

Si l’experte fédérale se réjouit de cet engouement croissant, elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

«En décembre 2014, on a proposé une rencontre amicale à Deauville, avec des amateurs de longues rênes. Plus de 50 cavaliers sont venus, c’était un vrai succès, raconte celle qui réside à Lampertheim. Vu cet engouement, on s’est dit que c’était le moment de se lancer dans un projet officiel».

Avec son collègue Pierre Chappuis, qui officie en Rhône-Alpes, Deborah Sokic effectue alors une ébauche d’organisation de compétition de longues rênes.

La Fédération Française et le CREA apportent leur soutien et en quelques mois, tout s’enchaîne. Les premières compétitions de longues rênes devraient finalement voir le jour dès 2016.

«On a terminé les règlements, qui seront officialisés au début de l’année. Et en Alsace, on projette d’organiser un petit championnat régional », explique Deborah Sokic, qui espère, à terme, « mettre sur pied un véritable championnat de France » de la discipline.

Trois niveaux devraient être proposés, du débutant à l’expert, avec une notation proche de celle qui existe en Dressage.

«2016 sera une année de mise en route, mais rien qu’avec le bouche-à-oreille, une vingtaine de cavaliers étaient intéressés dans la région », évoque Deborah Sokic.

Transmettre le savoir

La “pionnière” espère bien qu’en étant désormais une discipline sportive à part entière, les longues rênes deviennent plus populaires dans le monde équestre.

«Je suis avant tout une passionnée et j’aime transmettre mon savoir. Mon but est vraiment de “vendre” ma discipline, de la développer, de la rendre plus abordable », lance-t-elle avec entrain.

Voilà un projet fort ambitieux. Avec une ambassadrice aussi dynamique que Deborah Sokic, les longues rênes sont promises un bel avenir… »