Historique

Avant l’Ecole, il y eut le Club; avant le Waldhof, il y eut l’Etrier de Strasbourg…

Fin 1967, Raymond Burcklé, alors Directeur Commercial des Dernières Nouvelles de Strasbourg, prit en location la maison d’habitation et le hangar de la ferme du Waldhof dans la perspective d’y installer des boxes pour chevaux. Il acheta 9 chevaux qu’il utilisa bientôt pour organiser des promenades à travers bois le dimanche. Au vu du succès rencontré auprès du public, on lui conseilla de créer une association, ce qui fut fait en 1968. 

Avec l’aide de deux amis promoteurs, Messieurs Oesch et Wersinger, Raymond Burcklé construisit un manège et renforça l’ensemble des installations. L’association, baptisée L’étrier de Strasbourg, connut un succès grandissant sur les terrains de concours. 1981 voit la naissance du grand concours de saut d’obstacles de Pâques qui se déroule sur quatre jours et reste un rendez-vous majeur du début de la saison hippique.

L’association rencontra cependant des difficultés financières et juridiques importantes, qui aboutirent à sa liquidation et à la naissance, en 1986, d’une nouvelle association, le Club hippique Le Waldhof, présidé par Dominique Henneresse. Le Waldhof va connaître alors un développement rapide. 

En 1990-1991, il subit des changements matériels conséquents : la construction de la Cour de Honau  entraîne un échange de terrains, qui se traduit surtout par l’abandon du parcours de cross dans la forêt et des deux carrières existantes (à leur emplacement se trouvent le parking et les courts de tennis) et l’aménagement d’une nouvelle carrière en sable et d’une carrière en herbe. En outre, la route du bunker étant condamnée, l’accès au Waldhof a dû se faire pendant plusieurs années par un chemin de terre, en attendant la construction de la route actuelle. Mais ces difficultés sont compensées par la construction en 1991 d’un grand manège, aux dimensions olympiques, et des écuries attenantes.

Avec l’aide de la ville de Strasbourg, les locaux du Waldhof vont s’améliorer sensiblement (rénovation de la maison alsacienne, de l’accueil, des écuries, etc.), et le nombre de membres et de salariés du Club va s’accroître.

Le club devient un centre de formation de moniteurs et de palefreniers. 

De 1990 à 2003, le Waldhof voit se succéder les présidents (Chantal Simon élue en 1992, Philippe Himber en 1997, Michel Boeschlin en 2003), les personnels enseignants et les palefreniers. Les cavaliers de compétition du Waldhof participent régulièrement avec succès aux concours complets et aux concours de saut d’obstacles, tant au niveau régional que national. Les activités équestres se diversifient. La voltige connaît un développement remarquable, sous l’impulsion de Cédric Cottin : l’équipe de voltige du Waldhof accumule les succès régionaux, et le Club reçoit en 2002 et 2004 le championnat de France de voltige. Le horse ball occupe par périodes une place importante, tandis que le TREC et les Pony Games se développent.

Le 24 juin 2005, le Waldhof  célèbre ses vingt ans en s’offrant une fête mémorable. 

En 2008, Jean-Christophe PELLAT prend la succession de Michel BOESCHLIN. Il démissionne cependant en octobre 2009 et laisse la place à Patrick MONDEJAR. Les ambitions de ce dernier s’avèrent rapidement déraisonnables puisque dix-huit mois plus tard, la situation financière du club est cauchemardesque. Jacques NIQUET accepte la présidence du Club fin août 2011 pour tenter de le sauver. Le déficit se révélant abyssal, il n’a d’autre choix que de déposer le bilan. Une procédure de redressement judiciaire est ouverte au bénéfice du club en janvier 2012. En avril 2012, le traditionnel concours de Pâques est néanmoins organisé et accueille un nombre record de participants.

Les cavaliers du Waldhof, soucieux de sauver l’activité équestre dans un club auquel ils tiennent, créent le 21 avril une nouvelle association, l’École d’équitation du Waldhof – Académie équestre.Les actifs du Club Hippique lui sont cédés. L’École d’équitation du Waldhof- Académie Equestre prend ainsi la succession du Club Hippique à compter du 1er juillet 2012.